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Partage d'Evangile

Offrons lui l'or, l'encens et la myrrhe

8 Janvier 2012 , Rédigé par sr Marie-Jean Noville Publié dans #La Parole - source d'espérance

 

Epiphanie du Seigneur : Année B (2012)

 

 

« Les rois de Tarsis et des îles apporteront des présents,

les rois de Saba et de Séba feront leur offrande.

Tous les rois se prosterneront devant lui,

Tous les pays le serviront… »

 

Nous avons célébré la naissance de l’Enfant-Dieu… nous fêtons aujourd’hui sa manifestation à tous les peuples.

 

Trois « épiphanies », trois manifestations nous sont rapportées en ce jour.

A Israël, d’abord.

Par la voix de son prophète Isaïe, Dieu révèle son visage à son peuple :

« Debout, Jérusalem !

Resplendis : elle est venue, ta lumière,

Et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi »

A ce peuple qui a connu l’épreuve de l’exil, Dieu annonce et prépare un avenir de bonheur et de prospérité :

« tu seras radieuse, dit le Seigneur par son prophète,

ton cœur frémira et se dilatera.

Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi »

Apparemment, ces paroles du prophète se centrent sur Jérusalem, mais en cet extrait du livre d’Isaïe, l’universalisme se fait jour.

Les autres nations se mettront également en route vers la cité qu’illumine la présence de son Dieu :

« les nations marcheront vers ta lumière,

et les rois, vers la clarté de ton aurore »

Telle est la deuxième manifestation du Seigneur : à toutes les nations.

 

D’ailleurs, l’extrait de l’épître de Paul et l’Evangile confirment cette deuxième épiphanie.

Oui, Dieu se révèle aux autres nations, aux païens.

Paul écrit en effet dans sa lettre aux Ephésiens :

« (ils) sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse… »

 

Dans l’Evangile, nous découvrons que des mages venus d’Orient arrivent à Jérusalem ;

Qu’ils ont vu se lever l’étoile du roi des Juifs ;

Qu’ils désirent se prosterner devant lui.

Ces Mages venus d’Orient, vraisemblablement des sages de Perse, veulent honorer le nouveau roi et lui offrent trois présents : l’or, l’encens et la myrrhe.

Ces trois cadeaux sont symboliques.

Ils font écho à ce que le prophète Isaïe annonçait :

« Tous les gens de Saba viendront,

apportant l’or et l’encens

et proclamant les louanges du Seigneur ».

Voici pour l’or et l’encens…

Quant à la myrrhe, elle sera utilisée pour parfumer le corps de Jésus, lors de sa Passion.

Pourquoi l’évangéliste Matthieu rapporte-t-il que les Mages ont offert de tels cadeaux au nouveau-né ?

Ces trois cadeaux réalisent la prophétie :

Jésus est bien le Messie promis dans les Ecritures ; Il est le Christ attendu ; Il accomplit les promesses de Dieu !

 

Cet or, cet encens et cette myrrhe, qui furent apportés à la crèche…

Que sont-ils pour nous aujourd’hui ? Quelle signification peuvent-ils avoir ?

Guerric d’Igny, un abbé du 12e siècle, disciple et ami de St Bernard, interpelle ses auditeurs dans une de ses homélies :

« Te présenteras-tu donc les mains vides devant le Seigneur, sans honorer d’aucun présent le berceau du nouveau roi ? »

 

Et nous, qu’apporterons-nous à l’Enfant de la crèche ?

Car c’est bien en notre faveur qu’a lieu la troisième manifestation, la troisième épiphanie, celle que nous célébrons en ce jour…

Dieu se révèle à nous, aujourd’hui !

Alors, quels cadeaux allons-nous lui présenter ?

 

Nous pourrions lui offrir l’or qu’est notre vie, les richesses de notre personnalité, le poids de nos amours et de nos joies, notre labeur, ce que nous réalisons de beau et de bien…

Nous pourrions lui offrir l’encens de notre prière, de notre désir d’aimer Dieu, de notre méditation de sa Parole…

Et nous pourrions aussi lui offrir la myrrhe de nos épreuves, de nos souffrances, de nos douleurs, là où nous avons mal…

 

En ce jour, l’Enfant Jésus nous accueille et espère nos cadeaux…

Dans cette mangeoire qui lui sert de berceau, Il nous invite à déposer toute notre vie : nos peines et nos joies !

 

Et si nous répondions en ce jour à l’invitation du Bienheureux Guerric ?

« … offrons à la gloire du nouveau Roi ce que nous avons. Ce qui nous manque, demandons-le à Celui à qui nous voudrions l’offrir… (car de lui) vient tout don parfait et tout présent excellent. A lui la gloire dans les siècles des siècles »

 

 

Guerric d’Igny, Premier Sermon pour l’Epiphanie, n° 11-12.

Guerric d’Igny, Premier Sermon pour l’Epiphanie, n° 206-211.

 

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