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Partage d'Evangile

Paroles d'espérance

6 Janvier 2010 , Rédigé par Th-M Publié dans #partage d'espérance

Voici quelques paroles d'espérance que nous offre Florence Saillen !
De quoi entrer de plein coeur en cette année nouvelle !
Merci Florence !




 colombe F S

Dans ta bonté, Seigneur…


…Tu ne regardes pas les moments où les doutes et les peurs triomphent, mais toutes les fois où nous surmontons les difficultés en t’abandonnant notre confiance…


Tu ne comptes pas le nombre de chutes dont nous sommes victimes, mais le courage et la persévérance dont nous faisons preuve pour nous relever…


Tu ne chiffres pas nos participations aux offices religieux, mais tu restes attentif à la foi et à l’amour que nous manifestons au moment de te recevoir dans l’Eucharistie…


Les épreuves ne nous sont pas épargnées, Seigneur, mais ta joie est grande lorsque tu nous vois sourire alors même que nos cœurs sont frappés par le désespoir ou brisés de douleur et de découragement…

Tu ne laisses pas, Seigneur, les larmes couler sur nos visages, sans que ton cœur lui-même meurtri par les injustices nous serre contre lui…


Tu ne retiens pas contre nous les trahisons et les rejets, mais toutes les occasions où nous nous prononçons pour toi devant les Hommes…


Non, Seigneur ! Tu ne regardes pas tout ce qui salit l’Homme et le détourne du droit chemin, mais sa volonté incessante de ne pas se laisser happer par les nombreuses voies de perdition…


Car ils ne sont pas vains les sacrifices, ni vaines les actions de grâce ! Ils contribuent au divin don d’amour offert au monde par ta Croix…


Dans ta justice et ton amour, Seigneur, tu désires notre seul bonheur : ce bonheur infini qui se trouve dans ta Paix, cette joie profonde et ineffable, dans ta loi….


Jamais ton cœur de Père ne nous abandonne : tu es le Berger attentif et fidèle, pour lequel chaque brebis compte comme si elle était l’Unique…


Je t’aime, Seigneur, pour le sens et l’espoir que tu donnes à nos existences. Tu redresses avec patience ce qui est courbe, tu rends la dignité à celui qui a tout perdu, tu accueilles celui qui se repend et tourne vers Toi sa vie…


En Toi et par Toi, tout est accompli.


Florence Saillen, 24.10.2009

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Loreva 19/02/2011 23:37


je crois que tout reflète dieu autant que dieu reflète tout


Raymond Bosquet 21/11/2010 16:26


"Les épreuves ne nous sont pas épargnées, Seigneur, mais ta joie est grande lorsque tu nous vois sourire alors même que nos coeurs sont frappés par le désespoir ou brisés de douleur et de
découragement...

Tu ne laisses pas Seigneur tes larmes couler sur nos visages, sans que ton coeur lui-même meurtri par les injustices nous serre contre lui...

Ces paroles d'espérance me parlent parce qu'elles touchent une "réalité d'Etre", une expérience de Vie à travers mes larmes et mon sourire. Alors je viens vous partager avec bonheur cette espérance
:

Hommage à mes larmes, trésor de vulnérabilité qui m'ont révélé "Dieu livré entre nos mains, de qui nous faisons ce que nous voulons".
Ces larmes de douleur qui montent et qui coulent avec intensité c'est cette part de doute et cette part de foi qui disent la vérité de ma quête de sens. Il y a le doute à cause de ma part
d'impuissance, à cause de mes limites et la foi quand je regarde cette vulnérabilité qui m'entraîne là où je ne sais pas !

Je retouche combien elles sont importantes pour moi ces précieuses larmes de vie. Je les accueille sans doute difficilement mais avec un regard bienveillant à cause du chemin de croissance qu'elles
m'ont fait faire.
Ce que je porte en silence, c'est le langage des larmes,secrète révélation d'un goutte à goutte...

Elles sont pour moi, le fruit d'un embaumement, d'un "emparfumement", emparfumement de douceur pour moi-même, présence de tendresse pour moi-même.
Elles n'arrêtent plus de me parler, dès que je les laisse s'exprimer, sortir du dedans vers le dehors, parce qu'elles n'existent que dans le fond de mon coeur, naissent et coulent avec empressement
pour me caresser le visage et me crier leur divine douceur. Lumineuses, claires, limpides, fragiles comme l'embryon, elles me parlent sans faire de bruit, avec délicatesse pour envelopper mes
fragilités et les déposer le long de mes joues.
Larmes de sang pour toutes ces douleurs déchirantes, larmes d'espérance pour ce qu'elles m'ont déjà dit, larmes de pluie qui lavent, coulent et désaltèrent comme une source. Ce sont toutes des
larmes vivantes, face visible de l'invisible, porteuse d'une présence, senteur du matin ou du soir...mais toujours de l'inattendu ! Chaque goutte de ce précieux calice, est un fleuve qui coule pour
se noyer dans un océan d'incompréhension parfois, de vie souvent.
Est-ce que tu veux de moi ? Est-ce que tu veux de moi?... Cela me revient comme le vagues de la mer qui continuent à me sussurer à l'oreille, ce que mes larmes, tel le murmure d'une source, m'ont
déjà révélé.
Merci mes chères pour votre présence qui me dit qui vous êtes et qui je suis...et puisque tu te donnes à moi Seigneur, du fond de mon être, ouvre les vannes dans le fond de mon être et que
j'accueille avec confiance ta venue dans le silence de mes larmes.

Mais si je crois au Dieu des larmes, je crois aussi au Dieu du sourire...celui qui est vierge de tout, entièrement donné, le sourire habité dune présence qui dit "Dieu, Créateur de mon
bonheur".
C'est une sensation apaisante parce qu'il me parle d'une complicité silencieuse, paroles secrètes comme pour mes larmes, mais en vérité sur moi-même. Je peux écouter longuement cette musique de
Dieu. Je revois le visage de mon fils Corentin (décédé à trois mois), son innoscense, son côté paisible...un peu comme si la mort avait subi une ouverture forcée. Le risque du silence me plonge
dans la perception d'une persistance de la vie qui surprend l'épais réalisme d'une situation douloureuse. Je ne m'arrête pas sur cette douleur, mais j'écoute cet espace blanc qui se balance entre
douleur cruelle de la séparation et désir de vie. C'est un espace habité, habité d'un sourire permanent. C'est sa façon de se faire voir et sentir, sa façon de s'exprimer, de me parler
discrètement, secrètement. J'entends et je comprend ce que je veux, mais quelle tendresse pour moi !
Il n'y a pas de cri plus puissant que ce silence qui me parle... c'est un lien qui se tisse entre nous avec un fil aux couleurs de l'arc-en-ciel, aux couleurs de l'espérance.

Raymond