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Partage d'Evangile

chemin de vie

29 Août 2012 , Rédigé par sr Thérèse-Marie Publié dans #Témoins d'espérance

Quelques notes en marge de l'actualité

La presse est en ébullition depuis quelques semaines, la population est en émoi. 

Il y a bien compréhensible la douleur des parents, des victimes. 

Et cette agitation vient réveiller les plaies de beaucoup de victimes de drames non médiatisés comme celui qui agite aujourd'hui ! 

IL me semble qu'il nous faut en temps que chrétien réfléchir ce qui se passe, réagir, en vue d'un surcroît d'humanité ! 

La haine, la vengance... déversés à flots continus avivent les plaies, loin de les guérir, de les soigner, de les apaiser. 

Il ne s'agit pas de nier les souffrances, il ne s'agit pas de refouler le mal subi. Mais il s'agit de l'assumer. Le mal a été commis, on ne sait pas le gommer. On peut travailler à le porter au mieux, à vivre après. Et chercher par delà cette terrible expérience un chemin de vie. 

Voici pour aider à vivre ces moments quelques articles : 

une réflexion du Père Armand Veilleux, père abbé de la Trappe de Scourmont

une lettre ouverte de Arthur Buekens, prêtre, formateur au Cefoc

une carte blanche de Charles Delhez, jésuite

un collectif de citoyens 

un entretien avec Gabriel Ringlet, prêtre, vice-recteur émérite de Louvain

Ensemble cheminons pour reboiser notre humanité ! 

 

 

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gustin 04/09/2012 13:23

pour les personnes delictueuses je suis pour ne pas enfermer mais plutot laisser chercher au malfaisant sa communaute qui l accepterait de par le vaste monde un grave delit etant rarement fait par
un etranger seul et donc on peut s y adapter a mon avis
un catholique

Raymond 01/09/2012 10:34

Un grand merci de nous partager ces paroles d'espérance et de vie de quelques personnalités bien inspirées.
L'importance du témoignage qui s'appuie sur l'expérience vécue, l'expérience de plus grand que nous en nous, m'invite a d'abord faire silence pour écouter en résonance, m'éveiller à cette Présence
inspiratrice et laisser l'Esprit d'amour faire en moi ce dont je ne suis pas capable par moi-même.
Il y a dans toutes les relations un peu profonde, un phénomène d'immigration de l'autre et c'est bien ce que je perçois et ressens. Tout s'appuie sur la découverte de cette relation transformante,
ce qu'ils nous disent à travers leur expérience humaine est de cet ordre là.

A travers les évènements de ces derniers jours, ce qui m'interpelle le plus c'est l'écart entre ce que rapportent certains journalistes peu ou mal inspirés et le langage de la proximité, le langage
du coeur qui offre un espace à Celui qui me donne une bonne capacité d'aimer. Ces grands hommes dont tu nous rapportes les propos, nous disent combien l'amour tient au-delà de toutes les
difficultés de la vie. Leurs paroles de vie ne sont pas des mots mais c'est ce qu'on entend chez eux, c'est leur âme. La vibration des mots à travers leurs témoignages et leurs émotions dit la
musique de Dieu dans mon coeur. Merci à eux et à toi.

Je n'ai pas très envie de m'étendre sur le comportement de certains qui ont des réactions épidermiques par rapport aux évènements. Ils sont guidés par la peur et dressent, consciemment ou
inconsciemment, un barrage aux agressions extérieures. C'est instinctif. Ce qui importe c'est de faire le constat de nos peurs et d'écouter ce qu'elles disent de nous plus profondément. C'est tout
un travail d'analyse de nos sensations par rapport à notre sensibilité exacerbée qui révèle qui nous sommes, comment et pourquoi. Il y a donc bien une nécessité, pour ne pas dire une urgence, à
prendre du temps pour soi, de façon à ne plus exhiber cet aspect de notre sensibilité à fleur de peau.
Du même tonneau, certains journalistes feraient preuve de sagesse en ne mettant pas systématiquement en exergue le sensationnel, le voyeurisme pour favoriser l'audimat !
En voulant faire "toute la clarté", l'objectivité dont ils se réclament est insidieusement pervertie par les besoins malsains du pouvoir et de l'argent.

La réaction de certains parents me rend triste. Je suis déçu mais je tiens vraiment à rester proche d'eux et à les soutenir. Leur colère, par rapport à la mort de leur fille, est justifiée et je
peux faire preuve de compréhension et de compassion même si, à l'instar de Martin Luther King, "j'ai fait un rêve"...
Il n'y a pas de conseils ni de recettes à donner, simplement "être avec" et témoigner. Cette relation qui s'établit à travers un témoignage est de l'ordre de l'Intime et personne ne peut présager
de la Vie qui peut naître et de la puissance de ce surgissement au-dedans de nous.

Pour terminer je ne ferai pas l'impasse sur l'extraordinaire capacité d'accueil de ces soeurs qui, par leur décision et leurs actes plutôt que par des paroles, ouvre la voie à une restauration
humaine dans toute sa noblesse. C'est une démarche non seulement courageuse mais confiante. Elles témoignent de cette réalité évangélique dont nous revendiquons trop souvent la parole sans y
joindre les actes. L'Evangile n'est pas un livre que l'on tient dans une main pour faire pendent à une morale étriquée que l'on porte dans l'autre main ! C'est une Vie, c'est Jésus, Lui que nous
avons si peur de nommer et qui soutient nos vies.
Les soeurs Clarisses sont cohérentes dans la fidélité et la foi qu'elles mettent en Jésus. Leur silence est plus éloquent que toutes les vaines paroles attendues par des journalistes avides de
justificatifs sur leurs comportements.
Il pourrait sembler facile de prendre position d'une manière ou d'une autre, facile aussi de faire référence à l'Evangile non pas comme une morale mais comme une Vie, une relation aimante toute
proche de cette réalité humaine si souvent inacceptable, mais c'est se mettre en porte-à-faux par rapport à ceux qui peuvent juger de ma crédibilité. Oser c'est aussi témoigner de ces expériences
de vie impérissables et pour ma part, je continue à faire confiance à cet amour qui a du souffle. De ce point de vue, Saint-Paul est un frère pour moi.
Cependant quand vous êtes touchés, et nous le sommes tous d'une manière ou d'une autre, par la violence, la souffrance ou la mort, cette dure et brutale réalité révèle le Dieu que nous avons ! Pour
ma part, la mort de mon premier fils, puis celle de mon deuxième fils de 17 ans tué par l'insouciance ou l'inconscience d'un autre jeune de son âge, m'a permis de m'approcher davantage de cette
expérience évangélique qui passe par la passion avant la résurrection.
Une Intimité s'exprime dans le secret, dans l'imprévisible, une poussée, un déploiement surgit qui dit la réalité de cette Vie plus forte que la mort. C'est de cette heureuse réalité, de cette
bienveillance dont nous témoignons auprès de parents touchés par la mort de leur enfant.
La douleur de la séparation imposée par la maladie, l'accident, le suicide, la disparition,...provoque des séismes que nous saisissons dans notre chair et notre coeur. Il n'y a pas de mesure à
cette douleur.
Ce qui m'est donné d'accueillir c'est mon espérance en la vie, ma foi en l'homme malgré ses insuffisances et ses limites mais aussi et surtout le possible de la Paix et la joie si nous en
manifestons le désir. Il s'agit de bien éprouver ce que représente psychologiquement cette mise à mort et cette mise en vie !

"Notre crainte la plus grande n'est pas d'être inadéquat et stupide. Notre crainte la plus grande est d'être puissant au-delà du possible. C'est notre lumière et non notre ombre qui nous fait le
plus peur." (Mandela en 1994)

Merci pour la simplicité, ton sourire et la Vie que tu transmets, Vie que vous transpirez toutes dans votre communauté, et qui est un formidable encouragement pour Brigitte et moi.

"Que dire après cela? Si Dieu est pour nous, qui donc sera contre nous?" (Paul aux Romains 8,31)
"Où est-elle, ô Mort, ta victoire? Où est-il, ô Mort, ton aiguillon? La mort a été engloutie dans la victoire!" (1 Corinthiens 15,55)